Partager l'article ! CLICg : une lettre: Un retraité écrit ceci, après une invitation à manifester le 1er mai : "Bonjour à to ...
"Bonjour à toutes et tous.
Je veux répondre à la proposition de manifester le 1 mai pour deux raisons personnelles :
1 - Le 1 Mai perd de plus en plus de sa signification comme « fête des travailleurs », à partir de l’action syndicale américaine le 1 mai 1886 pour obtenir la journée de 8 heures. Et la manifestation proposée accentuerait la confusion.
Si déjà tous les travailleurs pouvaient faire revivre l’esprit syndical de solidarité devant les situations qui se détériorent pour nous tous, ce serait un grand pas vers une possibilité d’imposer de ne plus être déconsidérés après des années consacrées à l’exercice de nos professions.
Lorsque les centrales syndicales retrouveront un peu de considération entre elles pour faire face à des situations intolérables comme les écarts de plus de 1 à 3000 sur les salaires (et ce ne sont même pas des vrais patrons comme je l’ai été, c’est à dire responsables sur leurs biens, dont il s’agit, ceux là n’ont pas de telles différences avec leurs salariés).
Lorsqu’elles seront capables de repenser la formation professionnelle sur les professions de demain ; lorsqu’elles seront capables de s’engager en prenant leurs responsabilités en dehors des pouvoirs personnels ; lorsque le syndicalisme sera la parole des salariés citoyens européens et mondiaux vers une société de solidarité dans le respect des autres ; alors oui pour des manifestations thématiques et spécifiques.
Aujourd’hui nous donnons aux « journaleux » l’occasion de remplir quelques pages de journaux de moins en moins lus… et pour cause. Pourtant les quotidiens régionaux devraient compter parmi les premiers liens citoyens.
2 – il me semble que de plus en plus nous dispersons beaucoup d’énergie, de temps, de bonne volonté, de savoir-être et savoir-faire qui, à mon sens, ne font que diviser encore nos projets d’élaboration d’une société meilleure.
Depuis combien d’années maintenant sommes-nous à combattre des décisions prises par nos élus sans que celles-ci répondent à ce que nous espérions d’eux, ce pour quoi nous avions mis notre bulletin de vote dans l’urne ?
Qu’allons nous faire lors des élections de juin ?
Manifester pour le 1 mai et se diviser en juin, quel intérêt ?
Est-ce ainsi que nous allons préparer les environnements de vie de nos petits-enfants (pour nos enfants il est déjà trop tard, comptez ceux qui sont sortis d’affaire au milieu du marasme économique d’aujourd’hui et vous vous mettrez à trembler) ?
Est-ce ainsi que nous allons nous comprendre, avant de nous condamner les uns comme les autres, du seul fait que les développements des moyens de communication ne peuvent que favoriser les échanges entre les hommes et entre les marchandises. Allons-nous vivre mieux en condamnant les travailleurs chinois, indiens, brésiliens… alors que tous, comme nous, ils se font de plus en plus exploiter par quelques-uns compères de ceux que nos bulletins de vote ont mis au pouvoir des Etats ?
Je suis désolé de ces lignes, mais elles sont une profonde peine à partir d’un fait personnel que je vais vous dire en deux mots. Depuis 30 ans je suis apiculteur. Je donnais les essaims aux apiculteurs du coin. Aujourd’hui où je voudrais passer de une à cinq ou six ruches, pour faire plaisir aux amis et parce que je suis dans une grande campagne (je n’ai jamais vendu mon miel) je ne trouve plus d’essaim hors d’un circuit commercial. Et l’on voudrait apprendre la solidarité et le partage à nos enfants ? que sont devenues nos campagnes ? Idem pour partager les récoltes, ou les graines etc….
Manifester oui, mais d’abord avec un projet construit sur l’avenir des générations prochaines hors des bonnes intentions et des réalisations pour se faire plaisir comme cela est trop souvent pratiqué aujourd’hui.
Je réalise une réflexion sur la santé actuellement. J’écris le contenu de la boite à pharmacie de mes parents : du rouge (pour les plaies) du blanc (alcool pour désinfecter), un tube de comprimés d’aspirine (pour les maux de tout), sans oublier l’huile de foie de morue et les ventouses.
Aujourd’hui je n’ose regarder les pharmacies des foyers autour de moi.
C’est à penser que plus les progrès médicaux sont grands, plus naissent les maladies. Dites moi donc : ce sont les maladies qui gênèrent les besoins de médicaments, ou l’inverse ?
Vous êtes pour la plupart des professionnels (les) si vous pouvez m’aider je vous en remercie d’avance.
Sans prétention aucune, je ne connais que la santé. Cela a été mon premier étonnement pour préparer mon entrée en situation de retraite, ceux qui m’ont instruit sur la santé étaient des professionnels de la maladie. Là encore, vous les pros, pouvez peut-être m’expliquer ?
Alors et pour terminer : les pros de la politique, sont des professionnels de quoi ? Peut-être nous devrions vérifier avant les prochaines consultations…. Citoyennes.
Amicalement à toutes et tous.
Pierre Caro
Retraité"
Chercheur autodidacte : retraite et vieillissement.